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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:27


      Matombé, éleveur de zébus à Ranohira, décembre 2004















       C'est dans ce petit village d'éleveurs de zébus que j'ai rencontré Matombé,
       près de Ranohira au bord de la N 7.





























      Son épouse a tenu absolument à me faire goûter ce qui mijotait dans les marmites.











Nous sommes en pays Bara, où les voleurs de zébus, les dahalo, sont très nombreux. L'amour en est la cause. En effet, en pays Bara, pour séduire la femme aimée et lui prouver sa passion et son audace, on doit être prêt à voler une centaine de têtes de bétail. Ainsi le veut la coutume.

Le zébu est non seulement un symbole de prestige social mais aussi de virilité. Sa possession est la condition sine qua non pour être considéré comme un vrai homme.

En conséquence, les propriétaires des grands troupeaux sont très méfiants envers les amoureux,

Cette tradition aurait d'ailleurs toujours ses incorrigibles adeptes qui donnent bien du travail à la gendarmerie nationale, comme nous pouvons le constater en lisant les statistiques des vols de zébus a la rubrique criminologie.


 

Ici les zébus piétinent la rizière pour faire de la boue afin de repiquer le riz.

Matombé nous fait une démonstration de rodéo.


 Cet une région peu peuplée, on peut rouler des kilomètres sans trouver âme qui vive, soudain, surgit un homme, une troupe de femmes, un groupe d'enfants tranquillement assis au bord de la route.

Les "Bara" habitent de petits villages de quelques cases, ils se lèvent au chant du coq et se couchent avant les poules, subsistant de presque rien, sans eau ni électricité.

Ici, avec un habitant tous les douze kilomètres carrés, les difficultés de distribution son dues au manque de voies de communication.

Pas de caisse d'Epargne, pas de banques, très peu d'argent dans les villages, la richesse des habitants se mesure au nombre de zébus.

 

 

 

 

 

 

 

L'intérieur de la maison est composé d'une pièce unique, pas de meubles, les vêtements, les cartables des enfants sont pendus au mur, on mange et on dort à même le sol sur des nattes, installées sur la terre battue.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le magnifique jardin de Matombé. De très beaux légumes sans additif d'engrais

ou de pesticide ...

 


 

 

 

Nous sommes resté très tard dans la nuit à discuter de nos différents modes de culture sous le regard passionné des enfants.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matombé, nous fait visiter une distillerie clandestine...


 

 

 

 

 

 

 

 

C'est la soeur et le beaufrère de Matombé qui distillent en ce moment le tamarin.

La fabrication d'alcool est parrait-il interdite, mais dans les campagnes tout le monde distillent.

D'une manière générale c'est le "betsabeta" qui se boit sur toute l'île. c'est du jus

de canne aromatisé, mélangé avec une décoction de certaines écorses (belahy,

katrafray, havozo) ou avec des fruits sauvages (angivy).

On peu le boire légèrement fermenté, il n'excède pas 4 à 5°, cette boison est

considérée comme un remontant voir un stimulant aphrodisiaque. 

Si ont le distille cela produit un rhum qui décoiffe d'avantage.


 


De retour au village, après avoir trinqué à la santé de l'ancêtre, (un verre de rhum jeté sur le mur intérieur de la maison, au Nord-Est) nous dégustons le Tamarin.

La bouteille de droite à pas mal reçue, mais nous n'étions pas tout seul, presque tout le village en a profité.


 

 

 

 

 

 

 

 


En novembre 2005, nous sommes repassé avec Julot au village, pour remettre les photos de l'année d'avant.


 

 

 

 

 

 

 


Visite de l'école, nouvellement créé par une congrégation religieuse. Hé oui face à la carence gouvernementale en matière d'éducation, la porte est grande ouverte aux écoles confessionelles voir aux sectes, qui n'hésitent pas à mettre beaucoup de moyens pour faire des adeptes.



Bizarement le texte de la leçon est en français. Les enfants l'écrivent sur leur cahier mais quand j'ai essayé de converser avec eux dans le village ou chez les parents aucun n'est capable de s'exprimer en français. Apparemment ils savent l'écrire mais ne le parle pas, sauf quelques phrases récitée sans aucune nuances du genre "bonjour monsieur je m'apelle Cintia comment tu t'appelles merci monsieur" et des chansons comme "frères Jacques"


 

 

 

 

Petite démonstration  réalisée par les élèvent.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Dernière photo avant les adieux....

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au retour d'une randonnée dans le massif d'Isalo.

On aperçoit le village de Ranohira au loin, mais l'orage approche à grand pas.


Voici un pachypodium on en trouve beaucoup dans le massif d'Isalo.


Les fleurs de frangipagniers ont un parfum puissant.


 

 

 

 

 

Randonnée dans le massif d'Isalo.


 

 

 

 

 

 

   Piscine naturelle...


 

 

 

 

 

  Ce site grandiose ne doit pas seulement sa réputation au charme de ses paysages mais également la vie qui a   su s'adapter à cet univers de pierre.

A lui seul, le parc abrite plusieurs d'espèces de lémuriens, d'oiseaux, de reptiles, d'insectes et d'amphibiens dont bon nombre sont endémiques.

Quant à la flore, sans doute est elle aussi variée que le sont les divers espaces qui constituent l'Isalo: une forêt sèche et épineuse (pachypodiums, aloes...), des kilomètres de savane, puis une végétation luxuriante (orchidées, bambous, nénuphars...)













   
Pour apprécier ce lieu unique sans risquer de s'attirer  les foudres des populations locales, il convient d'en connaître les lois.

En effet, les falaises sont pour la plupart creusées de cavernes vraisemblablement témoins d'un passage humain, mais dont on ignore toujours la réelle origine.

Dans ces grottes ont été aménagés de nombreux tombeaux, qui ont engendré des croyances relatives à la présence des esprits ancestraux.

La plupart de ces endroits étants sacrés et tabous, tout visiteur se doit de les respecter.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce parc national est l'un des ensembles naturels les plus insolites de Madagascar.

Ce massif de grès sculpté par le vent, la pluie et l'érosion présente une grande variété de paysages majestueux à la beauté presque surnaturelle, et devient au soleil couchant un monde des Milles et Une Nuits aux couleurs féeriques.

L'ensemble est protégé par un Parc National de 81.500 ha riche en outre d'une faune et une flore non moins originales.


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Published by dédémada - dans Massif d'Isalo
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commentaires

dédémada 08/12/2009 18:41


Désolé momo, je ne connais pas le nom du plat mais il y avait des "vandbory" ça se prononce "vandbour" cela ressemble au pois chiche, c'est richement bon.
Si tu veux en manger pour Noël le plus simple c'est de prende un billet d'avion.


momo 08/12/2009 18:24


Et qu'est-ce qui mijotait dans la marmite ?
As-tu la recette ?
Pour Noël...


bardin 06/12/2009 20:10


tes mots ont la simplicité des visages que tu photographies. Ils frappent juste et valent bien certains articles de pros du voyage. Il y a des revues qui finissent par ennuyer tant on peut, à
les lire, avoir le sentiment que c'est le même article  répété en variations infinies.


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