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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 08:01

 

 

 

La rivière Mananara dans la région d'Analangirofo se jette dans l'Océan Indien au niveau de la ville de Mananara Avaratra (Mananara Nord) au sud de la baie d'Antongil


 

 

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Lien Google Maps :     http://goo.gl/maps/xPkMf

 

 

 

 

 

 

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  A l'embouchure de la rivière se trouve le port, où de nombreux bateaux viennent charger ou décharger des marchandises. Ces bateaux effectuent du cabotage autour de l'île.

 

 

 

 

 

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Le départ du "THERESY"

 

  L'arrivée et le départ des bateaux sont réglés par les marées. A marée basse le tirant d'eau n'est pas suffisant pour accéder au port.

Certains bateaux sont obligés de mouiller en mer et déchargent leurs marchandises sur de petites embarcations pour s'alléger afin de pouvoir rentrer dans le port.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chantier naval au bord de la rivière Mananara

 

 

 

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Pas de plans ni de bureaux d'études, seulement un savoir faire ancestral.

Du bel ouvrage...

 

 

 

°°°°°°°°°°°°

 

 

 

 

Nous allons remonter le cours de la rivière Mananara en pirogue, pour admirer cette région qui constitue un lieu privilégié de découvertes où la nature domine complètement l'environnement.

La végétation exubérante et les paysages très verdoyants lui procurent une diversité d'une richesse incomparable.

 

 

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  Avec Patrick, un ami qui m'a accompagné en novembre et décembre 2011, nous  remontons la rivière en direction des chutes, en compagnie de Marie-Louise, guide locale chargée du développement touristique de la région.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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Rencontre avec les habitants

  

 

 

 

 

 

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  Préparation des camarons que nous avions achetés

auparavant aux pêcheurs.

 

 

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Un régal...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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         Pendant la préparation du repas, Patrick a créé une euvre d'art....

 

 

 

 

 


 

 

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  Inutile d'emporter à boire nous pouvons nous désaltérer tout au long du parcours avec le lait des noix de coco.

 

 

 

 

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°°°°°°°°°

 

 


 

Nous découvrons le paysage agroforestier de Mananara-Nord où se mêlent dans la forêt primaire, les plantations de girofliers, d'arbres à litchis, de papayes, de poivriers et de vanilliers

 


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  Cueillette du girofle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Madagascar est le premier exportateur de clous de girofle.

Le girofle est la deuxième valeur des exportations du pays, derrière la vanille. Toute la production se fait par les petits agriculteurs pour qui elle est la principale (même souvent la seule) des ressources financières pour de nombreuses exploitations familiales de la côte Est de Madagascar.

La production de girofle s'étend sur 80 000 ha et représente la principale source de revenus pour près de 30 000 agriculteurs.


Deux produits sont issus des girofliers :

Le clou (boutons floraux cueillis avant floraison) utilisé pour aromatiser les plats et en confiserie.

L’huile essentielle, extraite par distillation à partir des clous, des feuilles et des griffes.

Elle est riche en eugénol utilisé dans l’industrie cosmétique, pharmaceutique (antiseptique efficace).

 

 

 

 

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    Fleurs de girofle

 

 

 

 

 

 

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 le papayer est un arbre originaire des régions tropicales de l'Amérique centrale.

Il est considéré plus comme une plante herbacée que comme un arbre car son tronc est plus ou moins creux. Il est cultivé pour son fruit riche en vitamines et en papaïne et ses feuilles qui ont des vertus médicinales.

 

 

 

  

 

 

 

 

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Arbre à litchis

Il est originaire de Chine où sa culture est attestée depuis 2100 ans.

Il a été introduit à la Réunion en 1764 par Joseph François Charpentier de Cossigny de Palma. Sur l'île on l'appelait "letchi".

De là, il fut planté à Madagascar, qui est devenu un des plus grands producteurs de litchis.

 

 

  Le litchi est cultivé pour ses fruits ; consommés en général crus, ils sont riches en vitamine C et glucides.

Le litchi fut introduit à Madagascar par Cossigny en 1764.

Le litchi malgache est le plus précoce sur les marchés européens en période de fin d’année.

Madagascar est le premier exportateur mondial sur l’Europe.

 
Six régions produisent du litchi :  Tamatave, Mananjara, Manakara, Marontsetra, Taolagnaro (Fort Dauphin), Antseranana (Diego Suarez). 


Il est difficile d’évaluer la production de litchis. Néanmoins quelques chiffres ressortent : 
25.000 à 35.000 tonnes pour une superficie estimée à 5 750 Ha.


La production repose sur la collecte. La campagne a lieu de mi novembre à janvier.

La zone principale de production exploitée pour le litchi d'exportation est la zone de Toamasina avec 95% des volumes exportés en 1992  et quasiment 100 % en 1998 (sachant qu'en dehors de quelques envois par avion de Mananjary-Manakary, 100 % des exportations conventionnelles ont été faîtes par bateaux à partir de Toamasina).


La production de litchis concerne environ 30 000 familles de paysans, réparties sur 800 Km le long de la côte Est. 

 

 

 

 

 

 

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  Les branches croulent sous les fruits

 

On estime qu’à Madagascar, 80% de la production totale fruitière provient d'arbres qui poussent naturellement sans qu'il y ait d'intervention humaine.

15% de la production provient de plants fruitiers entretenus par des paysans. Ces plants sont cultivés autour des maisons d'habitation ou des villages. Les techniciens du Ministère de l'Agriculture appellent ce type de plantation  « culture extensive de type villageoise ». 

5% de la production est l'œuvre de producteurs professionnels qui ont pour principale activité la plantation et l'entretien d'arbres fruitiers.


La plupart des plantations de litchis sont  soit sauvages, soit de type «plantations villageoises extensives» 

°°°°°°°°°

Les arbres sont dispersés et éloignés d’un centre de collecte, beaucoup de fruits ne sont donc pas récoltés notamment ceux issus de populations naturelles d’arbres .  
Le litchi est un produit périssable qui doit être traité rapidement. Son circuit de collecte est court.

Sont récoltées les zones de production accessibles par des collecteurs indépendants ou travaillant pour des opérateurs exportateurs. 


L’acheminement des litchis à l’exportateur doit se faire dans les 24h.

Les infrastructures routières sont dégradées, il est difficile d'écouler les produits dont la période de récolte coïncide souvent avec la période des pluies, les pistes sont à peine praticables.

La région de Mananara est trop loin des centres de collectage. Exceptée la consommation locale et quelques utilisations en confiture la plupart des litchis pourrissent sur les arbres.

 

 

 

 

 

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  Les litchis sur la côte Est sont rarement entretenus.
Au delà de la production fruitière, l'arbre a une fonction sociale et territoriale et ne rentre  pas dans une logique purement commerciale et productiviste.

 

 

 

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Les caféiers sont des arbustes à feuilles persistantes et opposées, qui apprécient généralement un certain ombrage (ce sont à l'origine plutôt des espèces de sous-bois). Ils produisent des fruits charnus, rouges, violets, ou jaunes, appelés cerises de café, à deux noyaux contenant chacun un grain de café. Lorsqu'on dépulpe une cerise, on trouve le grain de café enfermé dans une coque semi-rigide transparente à l'aspect parcheminé correspondant à la paroi du noyau. Une fois dégagé, le grain de café vert est encore entouré d'une peau argentée adhérente correspondant au tégument de la graine que l'on peut moudre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Le poivrier est une plante de climat tropical humide. C'est une liane pérenne à feuillages persistants, grimpant sur un tuteur et pouvant atteindre 10 m de hauteur.

Ses petites fleurs blanches se transforment en baies. D'abord les baies sont vertes,  en mûrissant elles deviennent rouges et enfin brun foncé.


Le poivrier est l'une des épices phares de la côte Est de Madagascar.

La production annuelle nationale est estimée à 2200 tonnes.

Les zones de cultures sont localisées principalement sur la côte Est, au Nord et Nord Est du pays.

 

 

 

 

 

 

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  Moments privilégiés dans la traversée d'une des dernières fôrets primaires de Madagascar.

 

 

 

 

 

 

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Des cultures de canne à sucre et les distilleries bordent la rivière, pour la fabrication du rhum local.

 

 

 

 

 

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  Au fil de l'eau nous remontons vers les chutes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Une autre rencontre dans un village isolé. Accueil très sympatique, chez des villageois. Marie-Louise avait fait prévenir, par un enfant qui pêchait au bord de la rivière, que nous désirions déjeuner au retour. Quand nous sommes arrivés le repas était prêt.

 

 

 

 

 

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Un évènement dans le village, des enfants voyaient des "Vahazas" pour la première fois.

 

 

 

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Madagascar abrite plus de la moitié des 150 espèces de caméléons.


 

Dans certaines zones de Madagascar, les habitants prêtent aux caméléons des pouvoirs magiques et le don de voir l'avenir.

 


 

 

 

 

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Published by dédémada - dans Côte Nord Est
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 11:45






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Le parc national de Masoala est situé sur la baie d’Antongil sur la côte nord-est de Madagascar.  Il bénéficie d’un climat tropical très humide généralisé dans cette partie de l’île. Balayé constamment par le vent d’alizé, chargé d’humidité qui s’ajoute à de température très chaud (23,9°C de moyenne annuelle), cette zone enregistre des pluies presque tous les jours. On dit même qu’elle est la zone la plus arrosée de Madagascar. On dit qu'il y a deux saisons dans cette partie de Madagascar, la saison des pluies et la saison où il pleut. Cette zone enregistre un total pluviométrique annuelle qui descend rarement en dessous de 3000mm. Cette zone est connue aussi comme un passage privilégié des cyclones qui se forme dans l’Océan Indien entre le mois de décembre et avril.

Le parc national de Masoala se déploie sur un relief accidenté avec une altitude très variable qui va du niveau de la mer à 1311 m vers le haut.

La route, ou plutôt la piste s'arrête à  Maroantsetra, la traversé du parc se fait obligatoirement à pied, sur environ trois jours.


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Masoala a conservé des paysages remarquable « cette forêt si dense que 90 % de la lumière n'atteint jamais le sol ! »
Ceci en fait un des endroits les plus propices à l'écotourisme  ainsi qu'à l'étude des forêts anciennes tropicales et des milieux marins. On peut y apprécier la richesse de la faune, fonge et flore en partie endémique) de la Grande Île, voire de la presque-île.


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Le Betsimisaraka est l'ethnie dominante de la région d'Antalaha et de Maroantsetra.
Les gens de Maroantsetra s'appellent eux-mêmes "Antimaroa". Les us et coutumes traditionnels sont ceux des Betsimisaraka, vie sociale axée sur la solidarité que ce soit dans les moments de joie ou en cas de malheur.

Les fêtes traditionnelles ou "Tsaboraha" sont toujours marquées par l'abattage de zébus.

Dans le cas d'un décès, c'est plutôt une obligation morale envers la société d'assister la famille endeuillée. On risque d'être mis à l'écart par la société si on n'assiste pas à ces événements funèbres.


 

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Les fady(interdits ou croyances) existent à Masoala comme dans d'autres régions de Madagascar. Certains fady de Masoala concernent la faune et la flore : anguilles, tortues de mer, certaines espèces de lémuriens, lacs ou forêts. Par exemple, il est fady de rapporter du Nepenthes dans les villages car une inondation pourrait arriver en cas de renversement de la capsule. Il est fady de toucher un " amboalava " (caméléon) et plus spécialement l'espèce rantotro (Calumma parsonii) car cela apporte malheur. Sur la côte Est, il est fady de mentionner les crocodiles si jamais on les voit.

Les fady sont individuels, collectifs ou familiaux. Ils doivent toujours être respectés. Il est mieux de se renseigner auprès des villageois ou des guides . Il est fady de se baigner dans certaines rivières car elles seraient habités par des esprits généralement mauvais.

Il est difficile pour nos esprits cartésiens d'occidentaux d'admettre certaines choses et l'on cherchera toujours une explication rationnelle, mais que l'on y croit ou pas, il est important de respecter la culture et les traditions locales, qui ne sont pas faites uniquement d'interdits mais aussi de distractions festives, et que ce soit pour satisfaire les ancêtres, bénir un couple ou une maison ou pour d'autre raison, on n'hésite pas à tuer un bœuf et à se rassasier de "betsabetsa", bière locale à base de canne à sucre.


IMG_3784--640x480-.JPG     NepenthesIMG_3791--640x480-.JPG

 

 

 

 

IMG_5826--800x600-.jpg       Caméléon

 

 


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     La grenouille tomate andémique à la région de Maroantsetra.


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      L'uroplate, Uroplatus fimbriatus, un des reptiles endémiques extraordinaires de Madagascar.


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                 En route pour visiter Nosy (Ile) Mangabe


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        Tombeaux dans une grotte de Nosy Mangabe


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        Comme les taxis brousses, les embarcations sont surchargées...


IMG_5804--800x600-.jpg  Dans ces régions, dépourvues de moyens de communications terrestres la pirogue est indispensable


    Lien Google Earth  pour le positionnement de cette région.


IMG_6022--800x600-.jpg        Beaucoup de passages à gué...


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 La pression sur la forêt est très importante à Madagascar, comme dans beaucoup de pays tropicaux. Les pressions sur la forêt de Masoala et sur ceux qui la protègent n'ont jamais tout à fait cessé, mais elles ont connu une nette recrudescence en 2009, en particulier de la part de trafiquants de bois précieux ; « Bois de rose »  et de bois d'ébène illégalement coupé et exporté en dépit des progrès de la règlementation malgache sur la protection de la forêt. Le braconnage dans le parc pose également problème et les forces de l'ordre ainsi que les gardes des eaux et forêts ne sont actuellement pas assez équipées pour lutter contre les « voleurs d'arbres »  travaillant pour le compte des réseaux mafieux de trafiquants de bois.

Selon diverses sources jugées fiables par le zoo de Zurich et le « Cercle de Concertation des Partenaires Techniques et Financiers du Secteur Environnement », mi-2009, environ 4.000 personnes étaient en train d'illégalement piller les bois précieux de cette forêt, campant, chassant et vendant également de la viande de brousse (de lémuriens notamment).. avec plusieurs centaines d'arbres de bois de rose ou d'essences précieuses coupés par jours. Les chefs des "voleurs de bois" sont armés et n'hésitent pas à intimider ou menacer la population et les gardes du Parc.


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          La construction d'une habitation c'est l'affaire de tous...


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        Décorticages des fleurs de girofles avant le séchage.


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      le village d' Antanambao, ici le sentier se sépare en deux, l'un rejoint Maromandia au Nord pour rejoindre Antalaha et l'autre à  l'Est pour rejoindre Ampanavoana.


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    Cet enfant est vraiment effrayé de voir un "vazaha" (blanc), il n'y a pratiquement pas de touristes qui viennent ici, car l'accès est difficile. De plus les parents ressortent souvent une expression qui date de la colonisation pour faire peur aux enfants "si tu n'est pas sage le vazaha va t'arracher le coeur"


Parc-de-Masoala 5895 [800x600]       La maman essaye bien de la consoler, mais rien n'y fait...


Parc-de-Masoala 6028 [800x600]

       Traduction, "restaurant bienvenu"


Parc-de-Masoala 6030 [800x600]

 

 

 

 

 

Parc-de-Masoala 6033 [800x600]

 

 

 

 

 

Parc-de-Masoala 6054 [800x600]

       Maromandia, petite ville ambiance western, ici la piste reprend ses droits, il n'y a pas de taxis brousse car c'est un cul de sac, il faut s'arranger avec des chauffeurs de véhicules qui viennent d'Antalaha pour livrer des marchandises.


Parc-de-Masoala 6058 [800x600]

 

 

 

 

 

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Parc-de-Masoala 5876 [640x480]



 

  

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 08:22





   A Sonierana Ivongo la route goudronnée s'arrête. Pour rejoindre Mananara,
  il faut environ 24 h pour faire 114 km, il faut emprunter six bac, la piste est
  dans un état lamentable, seuls les 4x4
avec un bon chauffeur peuvent circuler.

   




   Avec Julot, nous étions arrivé depuis la veille à Sonierana-Ivongo

   A trois heures du matin, la gérante de l'hôtel "l'escale" nous réveille pour

    nous annoncer qu'un taxis brousse en direction de Mananara venait d'arriver,

    pour embarquer sur le bac.

    Le 4x4 était chargé à bloc en sacs de riz, jusqu'à hauteur des ridelles.
   Le copic était rempli à moitier de bagages. Il y avait déja 14 passagers,
   deux à l'avant et douzes emboités à l'arrière sur les sacs.
   Julot réussi à s'engoufrer dans le fond, moi j'arrive à m'assoir sur la
   ridelle arrière, les pieds sur le bidon de gazoil attaché à l'arrière du véhicule.
   La nuit, le plus dur c'était de lutter contre le sommeil pour ne pas tomber.

  
Heureusement de temps à autres, il fallait descendre du véhicule dans les
   passages difficiles ou pour passer les ponts en bois. il arrivait qu'à pied ont           dépassaient largement le taxi-brousse.




























































































       Ici les passagers  traversent en pirogue pendant que le 4x4 est acheminé sur un  radeau,  

       fabriqué avec des bidons de 200 litres et des bastins.
























Lien Google maps:  http://maps.google.fr/maps?t=h&hl=fr&ie=UTF8&ll=-16.290977,49.830379&spn=0.07118,0.110378&z=13&iwloc=lyrftr:com.panoramio.all,2653246003928702176,-16.307289,49.813557&lci=com.panoramio.all


















































      Certains ponts étaient endomagés, nous sommes passé par la plage.
       Pendant la saison des pluies, quand  les rivières sont  en crue, il faut
       attendre plusieurs jours, parfois des semaines la décrue afin de pouvoir passer.






Lien vers Google maps:
http://maps.google.fr/maps?t=h&hl=fr&ie=UTF8&lci=com.panoramio.all&ll=-16.585609,49.813299&spn=0.035536,0.055189&z=14
    











      





























      Ces deux personnages, nous les avons doublé plusieurs fois, a pied ils empruntaient
     bien sur des racourcis, et chaque fois qu'ils nous retombaient dessus ils nous
     disaient avec un grand sourire "encore là ???"




































       Après l'effort, le réconfort....










       Traduction:  "ici restaurant"










       Le mécanicien, jauge la profondeur de l'eau pour indiquer le passage.



















































































































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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 10:14


      Toamasina, arrivé des pêcheurs sur la plage...


















      La pêche n'a pas été miraculeuse !...











        Fénoarivo...











       Fénoarivo...













         Hé ben oui !!! on est bien à Madagascar...











      












     Fénoarivo, du haut d'une ancienne tour d'un fort de l'époque coloniale














  Un petit village dans la brousse... à une petite heure de marche
  de Fénoarivo-Est.













 Confection des balles qui serviront à transporter les litchis...



























    Nous avons été reçue, avec Julot, mon amis guide traducteur, par le
    chef   du village qui nous a présenté sa famille, et nous sommes
    reparti   avec des grappes de litchis offerts  par les gens du village.























   Cette dame, qui a bien voulut poser, sortait de son champs de riz, c'était début novembre 2004. En décembre 2005 je suis retourné au village, toujours avec Julot,  pour porter les photos que j'avais prises l'année d'avant,  et nous l'avons retrouvé  au même endroit, comme si rien n'avait bougé depuis l'année dernière.

















     Sélection des épis de riz pour  les semences, afin d'assurer la
     prochaine  récolte.
































































L'année suivante nous sommes retourné avec Julot  au village pour porter les photos.
L'émotion fut très forte, au paravent, personne au village n'avait eu l'occasion de se voir sur
une photo.
De plus il n'y a pas de miroir dans les cases, la seule façon de se voir est le plus souvent dans le reflet de l'eau, les hommes pour la plupart sont imberbes, ils ne se rasent pas.
Les enfants sont ravis de se découvrir sur les photos.
























































































       Cette année là, la saison des litchis était terminée, nous sommes repartis
        avec des noix de coco...










        Soanierana-Ivongo. L'estuaire de la rivière Marimbona.


























        
Départ des navettes pour l'île de sainte marie.
         Mal de mer, s'abstenir !!!... Cette petite embarcation surcharger,
         va prendre la mer, deux heures trente à trois heures de traversé
         par beau temps.
         Depuis l'année dernière les gilets de sauvetage sont obligatoire pour
         tous les passagers, ainsi que deux moteurs par embarcation, mais pas
         sur qu'ils marchent tout les deux.









































       
Soanierana-Ivongo. La pêche côtière





























       Séchage des poissons...













       Soanierana-ivongo. Hotel de "l'escale"












       Embarcadère, chargement des navettes pour l'ile sainte marie.










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